OM

Gustavo, Escales, Rocchia... Les joueurs ont réglé les comptes dans le vestiaire

Gustavo a pris la parole

Dans une très mauvaise série (8 défaites en 11 matchs) et avant d'affronter Monaco dimanche en Ligue 1, Rudi Garcia et le staff de l'Olympique de Marseille ont organisé une mise au vert de plus de 24 heures à la Commanderie. Les joueurs ont été invités à vider leur sac, à l'image de Luiz Gustavo, Christopher Rocchia ou encore Florian Escales.

Après plus de vingt-quatre heures passées ensemble à la Commanderie, les joueurs de l'Olympique de Marseille ont pu retrouver leur domicile personnel, hier, vers 18 heures. Les Phocéens ont profité de cette mise au vert pour vider leur sac et chacun a livré son ressenti sur les difficultés actuelles. Quelques discours ont notamment fuité dans les colonnes de L'Equipe, y compris celui de Luiz Gustavo le véritable taulier du vestiaire.

Et le milieu de terrain n'y est pas allé par quatre chemins. "Parlez de football dans le vestiaire, de tactique, de détermination, de faire les efforts ensemble, mais arrêtez de me parler d'autre chose" a-t-il glissé, d'abord, avant de s'adresser notamment à Thauvin et Payet : "Ne pleurez pas sur votre sort. J'aurais pu partir pour trois ou quatre fois plus en salaire, je suis resté pour le club, pour les supporters." Des propos qui font référence aux tensions dans le vestiaire suite aux salaires des recrues, et notamment celui de Kevin Strootman. Si Adil Rami a adopté un message optimiste pour la suite de la saison, Florian Escales (22 ans, 1 match de C3 cette saison) et Christopher Rocchia (20 ans, 1 match de C3) ont aussi dit ce qu'ils avaient sur le coeur. 

"Même si on bosse plus que les autres, il y a une hiérarchie, ce sont toujours les mêmes qui jouent..."

"Si je peux me permettre de vous dire un truc : nous, remplaçants, on travaille en vain. Même si on bosse plus que les autres, il y a une hiérarchie, ce sont toujours les mêmes qui jouent, certains passent à côté, ça ne tourne jamais" explique le premier, véritablement agacé par le coaching de Rudi Garcia. "Mentalement, c'est dur, il ne faut pas s'étonner que, parfois, on tire la tronche ou on baisse les bras". Toujours selon nos confrères, le jeune portier a été applaudi à la fin de son discours. 

De son côté, Christopher Rocchia est revenu sur son amour de l'Olympique de Marseille, lui le pur produit de formation, et le Stade Vélodrome, vide depuis de longues semaines. "Je suis un pur Marseillais, je bande pour l'OM. Petit, j'allais au Vélodrome, quand j'avais dix ans, je vibrais pour Steve. Aujourd'hui, quand je viens au stade, c'est vide, il ne se passe rien, jusqu'à me dire : "je préférerais regarder le match à la maison". Comment on est passé de la folie d'avril-mai à ce néant ?". Des discours qui pourraient permettre une prise de conscience collective avant de retrouver le Vélodrome dimanche.