OM

Luiz Gustavo revient sur son adaptation express à l'OM

Luiz Gustavo se plait à Marseille

Au cours d'un entretien fleuve pour L'Équipe, Luiz Gustavo a évoqué son adaptation rapide à l'Olympique de Marseille, et le "travail", l'une de ses premières valeurs... 

Luiz Gustavo est un homme de "défi", et il aime le faire savoir. Arrivé cet été en provenance de Wolfsburg, le milieu de terrain brésilien de 30 ans n'a pas perdu de temps pour s'imposer à l'Olympique de Marseille. Dur sur l'homme, l'Auriverde s'est mis très vite les supporters dans la poche, à l'image du premier but de la rencontre face au PSG en octobre dernier. Au cours d'un long entretien pour L'Équipe, l'ancien du Bayern Munich est revenu sur son adaptation éclair, et sa nouvelle vie dans la cité phocéenne. 

"J'aime tenter de nouvelles choses, me sentir toujours poussé au maximum. Je n'ai pas peur de me confronter à un monde différent (...) L'Allemagne est un pays merveilleux (...) mais à un moment, quand on en ressent le besoin, il faut changer "explique-t-il pour justifier son départ. "Chercher une équipe, un défi qui vous motive réellement. Et ici, il y a tout cela : une équipe, une ville où je me sens de mieux en mieux jour après jour, des gens chaleureux, passionnés, qui me rappellent le Brésil". S'il avoue qu'il ne connaissait "pas grand chose" de l'OM avant d'arriver, Gustavo a très vite saisi l'importance du ballon rond sur la Canebière, mais également de l'institution Olympique de Marseille.

"Tout était réuni pour que je vienne ici"... 

"On m'a dit qu'il y avait une grande tradition, des supporters passionnés, que le retentissement du club était immense à travers le pays. Qu'il était difficile de rester insensible à l'OM". Visiblement séduit par les Ciel-et-Bleu, le milieu a donné son accord après une discussion avec Rudi Garcia, puis Andoni Zubiarreta : "Avant de venir, je n'ai parlé qu'une seule fois à Rudi Garcia, au téléphone. Ça valait plus, à mes yeux, que plusieurs conversations que j'ai eues avec d'autres clubs (...) Pour moi, tout était réuni pour que je vienne ici. Leur façon de m'appréhender était la bonne : on parle et on travaille. Pour moi, il n'y a que ça qui vaille, travailler"

Pas tendre sur le terrain, le natif de Pindamonhangaba évoque, ensuite, des moments douloureux afin de devenir footballeur professionnel. Des luttes et des sacrifices qui se ressentent, aujourd'hui, sur les terrains. "Je ne peux pas oublier ce que j'ai fait pour en arriver là. Je me suis toujours bagarré. On souffre déjà assez dans la vie pour obtenir certaines choses, ça ne sert à rien de s'infliger des souffrances supplémentaires. Ce que j'ai, je l'ai obtenu grâce à mon travail, et je remercie le football pour m'avoir donné autant. (...) Quand ma mère est partie, j'étais à un âge dangereux. À seize ans, il y a deux routes : soit on prend le bon chemin, soit on prend le mauvais. Grâce à Dieu, j'avais un père, une mère et un grand-père qui m'ont enseigné ce qui fait qu'on voit clair"... Un discours authentique, à l'image du joueur présent sur les terrains de Ligue 1.